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Si over-blog ne veut pas subir le sort que subiront les autres compagnies qui se sont mouillées dans cette affaire, alors elle a tout intérêt à rester sur la touche sinon elle fermera boutique elle aussi.

 

Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /Mai /2007 13:38

De Gladio aux vols secrets de la CIA

 

Du Gladio aux vols secrets de la CIA. De la « stratégie de la tension » à la « guerre contre le terrorisme ». Un simple survol historique suffit à se convaincre de la continuité, sinon de la correspondance de ces deux opérations, ne serait-ce qu’au regard de ses commanditaires et de sa zone d’application. Et à poser la question de la « réactivation » du réseau stay-behind en Europe occidentale.

Créé après la Seconde Guerre mondiale, le stay-behind (littéralement : les hommes laissés sur le terrain derrière la ligne de front) devait constituer à l’avance un réseau de résistance en cas d’invasion soviétique en Europe occidentale. Indirectement issu des accords de Yalta et de Postdam, ce réseau était dirigé par la CIA états-unienne et le MI6 britannique pour être installé dans toute l’Europe occidentale (c’est-à-dire dans la zone d’influence anglo-saxonne). Il fut bientôt incorporé dans l’OTAN [1].

Cependant, il ne tarda pas à dépasser sa mission originelle pour prévenir toute influence communiste dans les démocraties occidentales. Il se spécialisa alors dans le trucage des élections, l’assassinat politique et les attentats [2]. Cela s’est notamment produit en Italie, où deux de ces exactions ont particulièrement marqué les esprits : l’assassinat du Premier ministre Aldo Moro en mai 1978, ainsi que l’attentat de la gare de Bologne en mai 1980 [3], dans les deux cas, attribués aux Brigades rouges. Loin de s’arrêter aux frontières italiennes, l’action du stay-behind s’est étendue à tous les États membres de l’OTAN, y compris la France (à l’exception bien sûr des États-Unis, du Canada, et du Royaume-Uni) [4]. Bien souvent, dans l’ignorance des gouvernements des États où il opérait.

Officiellement dissous depuis l’effondrement de l’Union soviétique, le réseau stay behind, dont l’existence n’a été révélée sous le nom de « Gladio » qu’en 1990 par le Premier ministre italien Giulio Andreotti [5], continue aujourd’hui son activité et l’étend à de nouveaux États au fur et à mesure de l’extension de l’OTAN.

Si certains pays, tels que l’Italie et la Belgique, ont mené des enquêtes, voire pour ce dernier, exigé un contrôle parlementaire pour éviter que ce genre de situations ne vienne à se reproduire, la plupart des États européens ont passé cette révélation sous silence [6]. Sans prendre de mesures significatives à l’encontre de cette organisation criminelle et terroriste. Ils sont restés dans le même état de torpeur lors de l’annonce de la découverte des prisons secrètes de la CIA fin 2005.

La « stratégie de la tension » se serait-elle mutée en « guerre contre le terrorisme » ? C’est en tout cas le point de vue que défend l’historien suisse Daniele Ganser, auteur de Les armées secrètes de l’OTAN et qui a enquêté à travers l’Europe entière pour remonter les filières du Gladio et constituer cet ouvrage unique sur le sujet [7]. Un spécialiste pour qui, la « guerre contre le terrorisme » est aujourd’hui un moyen similaire de manipulation des populations occidentales, en ce sens qu’elle désigne de nouveaux faux responsables d’actes terroristes "les musulmans", non plus pour contrer la « menace soviétique », mais pour justifier les guerres de ressources des Etats-Unis et leurs vassaux.

Ce point de vue, l’ancien colonel de l’armée de terre des États-Unis Oswald LeWinter, qui fut pendant plus d’une décennie le n°2 de la CIA en Europe et le co-président du Comité clandestin de l’OTAN, est venu l’accréditer [8]. Il a confirmé que son service avait infiltré des groupes d’extrême-gauche européens tels que les Brigades rouges en Italie ou Action directe en France ; qu’il avait simultanément recruté des mercenaires anti-communistes à l’extrême droite ; et enfin, qu’il avait organisé divers attentats en les faisant exécuter par l’extrême droite, mais attribuer à l’extrême gauche, voire revendiquer par elle. Il a ainsi déclaré que l’OTAN avait donné l’ordre d’assassiner le général français René Audran, directeur des Affaires internationales du ministère de la Défense (c’est-à-dire chargé des exportations d’armement), après qu’il eut été découvert qu’il était la source des informations divulguées quelques années plus tôt par le journaliste italien Mino Pecorelli [9]. L’assassinat avait été attribué à Action directe, dont cinq de ses membres ont été condamnés à la prison à perpétuité [10].

Continuant sa démonstration, le colonel LeWinter a affirmé avoir participé, au sein de la CIA et aux côtés du MI6, à la création d’Al Qaïda sur le modèle du Gladio. Des groupes islamiques auraient été infiltrés ; des mercenaires auraient été recrutés dans d’autres milieux musulmans ; et des opérations commanditées par les services secrets anglo-saxons seraient attribués aux premiers alors qu’ils seraient exécutés par les seconds. Cependant, à la différence des groupes européens des années 70 et 80, tous les groupes de façade islamiques auraient été regroupés sous un label unique, Al Qaïda.

Le colonel LeWinter a affirmé avoir eu un dernier contact avec Oussama Ben Laden, en 2003 ; un épisode dont la presse portugaise s’était fait l’écho à l’époque. À ce titre beaucoup de choses sont attribuées à Oussama Ben Laden, présenté comme le diable en personne, or traqué en permanence, il n’a jamais eu la véritable occasion de se défendre, ce qui est d’un point de vue juridique une iniquité.

L’historien états-unien Webster G. Tarpley, qui participait en duplex depuis Washington à cette réunion, est revenu en détail sur l’assassinat du Premier ministre italien Aldo Moro. Un meurtre réalisé par les Brigades rouges, mais commandité à leur insu par l’OTAN, sous l’autorité directe d’Henry Kissinger. M. Tarpley, qui vivait à l’époque à Rome, avait été le premier à révéler les détails du complot atlantique, visant à empêcher la création d’un gouvernement d’union nationale incluant les communistes. Il a observé que les enquêtes ultérieures ont confirmé ses travaux, exceptés quant à la localisation d’une société secrète qu’il avait par erreur liée à l’Ordre de Malte alors qu’elle se trouvait au Grand Orient d’Italie (la fameuse loge Propaganda Due dite « P2 », découverte depuis) [11].

Roumiana Ougartchinska a rendu compte de l’enquête qu’elle poursuit depuis plus de dix ans sur la tentative d’assassinat de Jean-Paul II. La confrontation des éléments disponibles permet d’invalider définitivement la célèbre « piste bulgare », théorie selon laquelle l’attentat aurait été commanditée par l’URSS et exécuté par un turc travaillant pour les services bulgares [12]. Il reste qu’il a été établi qu’Ali Agça était le n°3 du stay-behind en Turquie et qu’il a bénéficié de nombreuses complicités en Europe occidentale. Un intense conflit opposait les États-Unis au Saint-Siège, préoccupé d’éviter que l’Europe centrale ne se transforme en champ de bataille entre les deux grandes puissances, à propos de l’Ostpolitik du cardinal Agostino Casaroli.

Pour l’Italien Giullieto Chiesa, parlementaire européen, philosophe et journaliste, la situation est aujourd’hui beaucoup plus grave qu’elle ne pouvait l’être durant la Guerre froide. En effet, si, dans le contexte de l’affrontement idéologique entre les Anglo-Saxons et l’URSS, les hommes du stay-behind pouvaient croire violer les règles démocratiques pour protéger les démocraties, ils ne peuvent aujourd’hui que servir les intérêts des Anglo-Saxons au détriment de leurs supposés alliés.

Le 5 octobre 2001, soit moins d’un mois après le 9/11, les États-Unis et le Royaume-Uni ont informé le Conseil atlantique de la réactivation du stay-behind contre « l’ennemi terroriste ». Ils ont exigé la collaboration des États membres en vertu de l’assistance mutuelle prévue par l’article 5 de la Charte de l’OTAN en cas d’attaque d’un allié. Par la suite, ils ont négocié avec l’Union européenne les facilités d’action dont ils avaient besoin [13]. Enfin, ils ont négocié bilatéralement des réformes législatives permettant aux agents de la CIA et du MI6 d’agir clandestinement dans chaque État membre [14]. Or, l’OTAN n’est plus une alliance militaire entre égaux, mais uniquement un lieu d’exécution des décisions de Washington. Ainsi, récemment, les États-Unis ont-ils pu négocier avec la Pologne et la République tchèque l’installation de leur nouveau système de missiles sans même en informer le Conseil atlantique, qui n’en a débattu qu’après coup.

La Commission d’enquête du Parlement européen, à laquelle Giulietto Chiesa participait activement, a confirmé le rapport de Dick Marty [15] au Conseil de l’Europe [16]. Elle a montré que la CIA a enlevé, séquestré et torturé des musulmans en Europe au cours des cinq dernières années.

Le député polonais Mateusz Piskorski a souligné, quant à lui, que les enquêtes diligentées dans son pays n’ont pas permis d’en savoir plus à propos des prisons secrètes de la CIA sur le territoire national. Au demeurant, si celles-ci ont existé, elles ne l’ont été que sous la présidence d’Aleksander Kwaśniewski et ont certainement disparues avec le président Lech Kaczynski, quelque soit son tropisme pro-états-unien.

Pour conclure, Thierry Meyssan, le président du Réseau Voltaire qui animait cette séance de travail, a souligné que les agissements des services secrets de l’OTAN bafouaient les principes de la souveraineté nationale. Il a une nouvelle fois mis en garde contre l’évolution impériale des États-Unis et a affirmé que leur ingérence était le premier défi auxquels devaient faire face aujourd’hui les démocraties occidentales. D’autant que le choix délibéré des victimes "toutes musulmanes" visait à implanter en Europe le « clash des civilisations ». Enfin, en cette veille d’élection présidentielle française, il a rappelé que les accords transatlantiques autorisant l’usage des aéroports nationaux par les avions-prisons de la CIA avaient été secrètement négociés par Nicolas Sarkozy et que celui-ci ne s’en était jamais expliqué. Mais il s’est félicité que la CIA ait hésité à en faire usage de crainte de sabotage de leurs opérations par des officiers républicains des services français.

 

[1] « Stay-behind : les réseaux d’ingérence américains », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 20 août 2001.

[2] Le "Field Manual 30-31" de l’armée états-unienne, ainsi que ses appendices FM 30-31 A et FM 30-31B, où l’on trouve les explications sur les opérations "false flag" : "Il peut y avoir des moments où les gouvernements hôtes montrent de la passivité ou de l’indécision en face de subversion communiste et, selon l’interprétation des services secrets américains, ne réagissent pas avec suffisamment d’efficacité (...) Les services secrets de l’armée US doivent avoir les moyens de lancer des opérations spéciales qui convaincront les gouvernements hôtes et l’opinion publique de la réalité du danger insurrectionnel. Afin d’atteindre cet objectif, les services américains doivent chercher à infiltrer les insurgés par le biais d’agents en mission spéciale, qui doivent former des groupes d’action spéciale parmi les éléments les plus radicalisés des insurgés (...) Au cas où il n’a pas été possible d’infiltrer avec succès de tels agents dans le commandement des rebelles, il peut être utile d’instrumentaliser des organisations d’extrême-gauche à ses propres fins afin d’atteindre les buts décrits ci-dessus. (...) Ces opérations spéciales doivent rester strictement secrètes. Seuls les personnes qui agissent contre l’insurrection révolutionnaire sauront l’implication de l’armée américaine dans les affaires intérieures d’un pays allié."

[3] « 1980 : carnage à Bologne, 85 morts », Réseau Voltaire, 12 mars 2004.

[4] Nato’s Secret Armies : Operation Gladio and Terrorism in Western Europe, par Daniele Ganser, Frank Cass Publishers, 2004. Édition française à paraître fin 2007 aux éditions Demi-Lune.

[5] « Rapport Andreotti sur l’Opération Gladio », 26 février 1991.

[6] Voir le documentaire Timewatch : Operation Gladio - Behind False Flag Terrorism, par Alan Francovich, BBC (1992). Disponible en trois parties sur Google Video.

[7] Voir aussi, « Le Terrorisme non-revendiqué de l’OTAN », interview de Daniele Ganser par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 29 décembre 2006.

[8] Desmantelar a America et Democracia e Secretismo par Oswald LeWinter, Publicaçoes Europa-Amarica (Lisbonne), 2001 et 2002.

[9] Mino Pecorelli a révélé en 1978 le fonctionnement de la loge P2. Il a été assassiné en 1979. A son domicile ont été découverts de très nombreux documents sur les sociétés secrètes liées à l’OTAN et au Saint-Siège dont on ignore la provenance. Le général Audran a été assassiné en 1985. Action directe a été démantelée en 1987.

[10] Les imputations du colonel Oswald LeWinter contredisent à la fois les déclarations des membres d’Action directe et les travaux de la journaliste Dominique Lorentz, attribuant la manipulation d’Action directe à l’Iran.

[11] Chi ha ucciso Aldo Moro?, par Webster Tarpley, POE, 1978.

[12] La Vérité sur l’attentat contre Jean-Paul II, par Roumiana Ougartchinska, paraître aux Presse de la Renaissance.

[13] « L’Euro Patriot Act », « L’Union européenne a autorisé par écrit les prisons secrètes de la CIA dès janvier 2003 », Réseau Voltaire, 17 novembre 2003 et 13 décembre 2005.

[14] « La loi Ashcroft-Perben II », Réseau Voltaire, 18 février 2004.

[15] « Faut-il combattre la tyrannie avec les instruments des tyrans ? », par Dick Marty, Réseau Voltaire, 22 mars 2007.

[16] Le carceri segrete della CIA in Europa, par Giulietto Chiesa, Edizioni Piemme, 2007.

Par Ali SAMI - Publié dans : intelligencia
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Dimanche 6 mai 2007 7 06 /05 /Mai /2007 11:19

Les Scientifiques pour la vérité

sur le 11 septembre

Aux États-Unis, « Les Scientifiques pour la vérité sur le 11 septembre » (Scholars for 9/11 Truth), contestent la version officielle des attentats du 11 septembre, qui selon eux, « viole les principes de la physique et de l’ingénierie ».

Après plusieurs années de recherche, de publication d’articles et de livres, cette association d’universitaires, regroupant des personnalités du monde scientifique et militaire, est persuadé que le World Trade Center n’a pu être détruit que par démolition contrôlée.

Leurs enquêtes les ont convaincus que le gouvernement états-unien n’était pas seulement au courant de ces attentats, mais les a planifiés. Ils tentent désormais par tous les moyens d’informer leur peuple par l’organisation de conférences et la diffusion d’articles.

Cette association, qui regroupe une cinquantaine de personnalités a été fondée par David Ray Griffin, ancien professeur de théologie, auteur de The New Pearl Harbor (2004) et The 9/11 Commission report : omissions and distorsions (2004).

Elle est animée par Morgan Reynold, professeur émérite d’économie à l’Université A&M du Texas, ancien conseiller du président Georges W. Bush.

Elle est soutenue par Andreas Von Bülow, ancien ministre allemand de la recherche et des technologies, auteur de Die CIA und der 11. September. Internationaler Terror und die Rolle der Geheimdienste et membre d’Axis for Peace.

En 2005, le milliardaire Jimmy Walter avait offert 1 million de dollars à qui prouverait que les Tours jumelles auraient pu s’écrouler sans recours à des explosifs. Même les experts officiels avaient renoncé à concourir. Le prix n’a jamais été réclamé.

Par Ali SAMI - Publié dans : intelligencia
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Samedi 5 mai 2007 6 05 /05 /Mai /2007 10:08

Les États-Unis peuvent organiser des attentats sur leur propre territoire

 

A l’exception du Washington Note et du Financial Times, les grands médias ont décidé de ne pas rapporter les propos de Zbigniew Brzezinski qui bouleversent la classe dirigeante états-unienne. Auditionné le premier février 2007 par la Commission des Affaires étrangères du Sénat, l’ancien conseiller national de sécurité a lu une déclaration dont il avait soigneusement pesé les termes.

Il a indiqué : « Un scénario possible pour un affrontement militaire avec l’Iran implique que l’échec irakien atteigne les limites américaines ; suivi par des accusations américaines rendant l’Iran responsable de cet échec ; puis, par quelques provocations en Irak ou un acte terroriste sur le sol américain dont l’Iran serait rendu responsable. Ceci pourrait culminer avec une action militaire américaine "défensive" contre l’Iran qui plongerait une Amérique isolée dans un profond bourbier englobant l’Iran, l’Irak, l’Afghanistan et le Pakistan ».

Vous avez bien lu : M. Brzezinski a évoqué la possible organisation par l’administration Bush d’un attentat sur le sol des États-Unis qui serait faussement attribué à l’Iran pour provoquer une guerre.

À Washington les analystes hésitent entre deux interprétations de cette déclaration. Pour les uns, l’ancien conseiller national de sécurité a tenté de couper l’herbe sous les pieds des néoconservateurs et de jeter le doute à l’avance sur toute circonstance qui conduirait à la guerre. Pour d’autres, M. Brzezinski a voulu, en outre, suggérer qu’en cas d’affrontement avec les partisans de la guerre, il pourrait rouvrir le dossier du 11 septembre. Quoi qu’il en soit, l’hypothèse selon laquelle les attentats du 11 septembre auraient été perpétrés par une faction du complexe militaro-industriel pour provoquer les guerres d’Afghanistan et d’Irak quitte désormais le domaine du tabou pour être discutée publiquement par les élites de Washington eux-mêmes.

Par Ali SAMI - Publié dans : intelligencia
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Jeudi 3 mai 2007 4 03 /05 /Mai /2007 14:11

De l’american way of life
à
l’american way of war

Quand on parle de l’Amérique, plusieurs sentiments nous viennent à l’esprit, celui de la fameuse conquête de l’Ouest, qu’il faut préciser faite sur le dos d’indigènes "les amérindiens", des massacres en série, un véritable génocide d’un peuple ; qui nous rappelle l’esclavagisme sur lequel on peut écrire une collection de livres ; qui nous rappelle aussi la traque haineuse des communistes lors de la «chasse aux sorcières». Mais, aussi le fameux rêve américain «american way of life», un mythe qui se traduit par la réussite pour chacun, indépendamment de sa race et de sa religion !

 

 

Lorsqu’on sait que les états unis d’Amérique, pays le plus riche au monde, comptent 40 millions de pauvres pour la plupart des Afro-Américains et des Latinos, lorsqu’on sait comment les USA ont maté les mouvements sociaux des années 60 et 70 (assassinats, espionnage, infiltration, dissensions des mouvements en plusieurs fractions qui s’entretuent, dresser les uns contre les autres, calomnie, enfin la liste est longue et je laisse l’honneur de la compléter aux américains eux-mêmes)… lorsque on sait tout cela, ça nous laisse perplexe.

 

 

Aussi, un autre sentiment de répugnance, nous vient à l’esprit, sur cette Amérique qui dicte aux autres sa vision des droits de l’Homme avec patriot act, Guantanamo, Abou Ghraib, Bagram, Palestine, Liban, Aljazeera, Black waters (la plus importante organisation terroriste du monde après l’armées US, l’armée sioniste, le Mossad, les juivistes en Palestine et devant la Ligue de Défense Juive (LDJ), le Betar et le Ku Klux Klan avec ses néo-acolytes), etc.

 

 

Pourtant, l’Amérique ne cesse de se vanter que dans cet immense continent et contrairement à l’Europe, chacun peut courir sa chance, s’il est américain ! Après les évolutions sanglantes des luttes pour l’émancipation des Noirs avortées et pas encore achevées, la société américaine est devenue un melting-pot, mais de façade uniquement, sous le quel prédomine la culture des croisades et un extrémisme Ku Klux Klan à la sauce évangéliste. Par comparaison à l’Europe, on pourra toujours dire que ce n’est pas demain que l’on verra un ministre allemand d’origine turque, ce n’est pas demain que nous verrons un ministre britannique d’origine indienne en Grande-Bretagne et ce n’est sûrement pas demain ni même après-demain que nous verrons en France, chantre autoproclamé des «droits de l’Homme», un arabe élu au parlement. Quant aux États-Unis d’Amérique, de pareils apparitions représentent le phénomène de "Black de service" qu’autre chose ; car le pouvoir réel reste entre les mains du lobby militaro-financier, du lobby judéo-sioniste et du lobby du pétrole. Quant à l’Europe, qui s’est bâti par opposition au musulman et qui se veut chrétienne, l’ascenseur social est en panne, il est grippé, comme on le sait, par des préjugés chauvinistes basés sur l’ethnie, mais surtout la religion et qui n’ont pas pris un pli depuis le XIXème siècle avec les Renan, Ferry, Gobineau, Chamberlain, voire les chantres comme Kipling et son «white man burden».

 

 

Un autre sentiment de dégoût est celui d’une Amérique rétrograde qui n’a aucun repère moral et aucune éthique et qui terrorise les peuples du monde avec la multitude d’attentats au sein des autres états, au sein des différentes communautés d’Irak et du Liban et même sur son propre territoire ; une mise en pratique de la plus cynique des théories, la «théorie du fou» chère à Richard Nixon et qui consiste à provoquer l’épouvante chez votre adversaire qui doit être convaincu que vous êtes capable de tout... Malheureusement, L’Amérique reste encore pour beaucoup de peuples du monde leur Graal.

 

 

Qu’est-il, actuellement, de la prétendue première démocratie du monde ? On dit que les Etats-Unis auraient 1.000 bases militaires dans le monde pour, nous dit-on, apporter sa démocratie aéroportée. Les Etats-Unis recherchant la légitimité et le soutien, ou tout au moins l’acceptation, de leurs actions belliqueuses, promet des boîtes de Pandore au premier président venu dans son vertige de puissance.

 

 

Un Américain moyen dépense 08 tonnes de pétrole par an, il envoie dans l’atmosphère 20 tonnes de CO2 et il ne veut pas réglementer ses rejets et fermer sa cheminée. L’ignorance des américains des civilisations du monde, couplé à une déformation des faits et des récits, leurs donnes le sentiment éphémère de précurseurs.

 

 

La patrie de George Washington et d’Abraham Lincoln devrait comprendre qu’elle a un magister moral envers son propre peuple avant de s’immiscer dans les affaires internes des autres pays qui se trouvent préalablement dans des situations difficiles sinon critiques. S’il est vrai que «la vieille Europe» pour reprendre l’expression de Donald Rumsfeld, Europe qui a donné naissance à l’Amérique, est sur la pente du déclin des valeurs, et que l’Amérique reste pour beaucoup et à tord, le Fort Knox de la morale et du sentiment religieux ; pour nous arabes, musulmans, africains et tiers-mondiste, cette Amérique, assistée par sa vieille Europe, reste l’oppresseur qui ne veut pas nous laisser vivre en paix, le manipulateur par excellence, celui qui maintient des régimes totalitaristes pour réaliser ses objectifs morbides de domination et d’asservissement.

 

 

Le problème est que le monde arabe et le monde musulman sont perçus par un panorama de centres de recherches et relatée dans les médias américains belliqueux, par une propagande bien élaborée et très bien ficelée, comme une incarnation du mal, de la terreur. Or la réalité prouve exactement l’inverse. Les américains reflètent leur image en parlant d’extrémisme, de terrorisme et d’inculture. Mais comme une taupe, l’Amérique poursuit son comportement impérialiste et outrancier.

 

 

Le problème des peuples arabes, des peuples musulmans et des peuples africains mal gouvernés par des potentats sans réelle dimension, est qu’ils aspirent à un mieux-être, à la dignité, à la démocratie, à l’alternance au pouvoir, à l’éducation, bref, à la promotion et l’émancipation de tout citoyen, mais qu’ils refusent de lâcher leurs identités ou leur repère religieux. Le problème est que les masses sont constamment humiliées par la politique qui prévaut au monde en voie de développement. Elles sont naturellement écœurées quant à cette vision des choses qui consiste à imposer «l’american way of war» avec le bourbier irakien et son cortège journalier d’horreur et de déshonneur… un bain de sang au quotidien.

 

 

L’invasion de l’Irak a été prédéterminée, de nombreux secteurs de l’administration Bush l’invoquant pour leurs propres desseins. Ces raisons étaient d’ordre impérialiste sous prétexte du 11 septembre 2001, sur lequel beaucoup de flou prédomine et beaucoup d’interrogations, cachant la plus évidente de toutes «le rôle central du pétrole». Son objectif est de modifier, encore plus, à son avantage l’environnement politique international, par l’intimidation résultant de l’utilisation éhontée de la force armée, se présentant ainsi en leadership des pilleurs des biens d’autrui. Sans grande surprise, car les USA auront emprunté un bien curieux cheminement pour se hisser au sommet du pouvoir mondial, le parfait contre-exemple.

 

 

En ce qui concerne la supercherie américaine du 11 septembre 2001, Avec un Rudolph Guliani zélé, la ville de New York avait optait pour une deuxième croisade envers un milliard et demi de musulmans, après celle entreprise le siècle passé en colonisant la Palestine. Sauf si ce Guliani n’a pas étudié les nombres à l’école, comme ses prédécesseurs du Stern et de la Haganah , une pareille opération est révolue et mathématiquement irréalisable, au plus grand dam de Bush et compagnies.

 

 

Il n'y a ni amour ni défense des droits de l’Homme ici. Si les sentiments sont faits pour attendrir les pauvres, l'essentiel est ailleurs. De froids calculs bassement terrestres dictent l'accouchement forcé d’un G.W. Bush comme président des USA en 2000 et la mutation qui l'accompagne.

 

 

Mais les tentatives de faire de l’Afghanistan, puis de l’Irak, des démonstrations de l’invincibilité militaire des Etats-Unis se termineront par le résultat exactement inverse et mettront en exergue les limites de cette puissance militaire. Ainsi, il est possible de combattre l’armée américaine, ses acolytes et ses mercenaires, jusqu’à aboutir à un cul-de-sac, ce qui est une victoire bien réelle dans une lutte de guérilla. Aussi, une résistance soutenue, dans une partie de l’empire, affaiblit l’empire dans son ensemble, neutralise sa force de dissuasion et anéantisse sa fameuse puissance de frappe. Ce qui fait de l’hégémonie occidentale, et surtout américaine, un événement en voie de déclin définitif. Car, face aux guerres asymétriques la puissance militaire n’a aucun sens.

 

 

Les administrations américaines, qui se veulent factieuses, défendent depuis longtemps et farouchement les intérêts des industries de l’armement, du tabac, du pétrole et toutes les industries polluantes, afin disent-elles de combattre le chômage et soutenir la croissance de cette belle contrée. Raisonnement enfantin, car la chute de l’empire stoppera irréversiblement cette croissance, plus fragile qu’on le croit, faite sur le malheur des autres peuples du monde, et décuplera le nombre de chômeurs qui seront obligés de changer de pays pour trouver du travail.

 

 

La crise de surproduction crées dans le système capitaliste par la combinaison de la concentration du capital et la domination de la finance, résulte un fossé grandissant entre le potentiel productif croissant du système et la capacité des consommateurs d’en acheter la production. D’où la nécessité de marchés extérieurs non productifs et sociétés de consommation à outrance pour maintenir le carde de vie fastueux des 02% de la population mondiale, insultant ainsi les 98% d’êtres humains restant, dont une grande partie vie dans une précarité révoltante.

 

 

Au final, l’hégémonie occidentale et sa crise de légitimité deviennent de plus en plus déplorable. Le déploiement militaire outrageux et la course à l’expansion économique offensante ont été accompagnés par le leurre américain de démocratie, qui n’est, désormais, plus crédible dans le monde, et est même encore moins convaincant à l’intérieur des Etats-Unis tant les droits de l’Homme y sont restreints au nom d’une sale guerre qualifiée d’antiterroriste, par entre autres une accaparation des plains pouvoirs. Cet abus de pouvoir flagrant viole les droits constitutionnels du citoyen américain et les droits des citoyens des autres pays.

 

 

On dit souvent que la politique américaine est devenue agressive depuis qu’ils ont dépassé le peak oil prévu par King Hubbert. De ce fait, ils doivent s’assurer des sources d’approvisionnement sûres et pérennes, au besoin, par la force. On remarque que les dizaines de bases américaines ne sont pas loin des routes du pétrole. Au prix d’un million de morts et plus de 04 millions de réfugiés et déplacés, le bourbier irakien est devenu une leçon pour le monde ; l’invasion de l’Irak et son asservissement est un crime contre l’humanité et le génocide programmé d’une civilisation. Les États-Unis d’Amérique doivent, avant tout, conjurer leurs vieux démons et se retirer d’Irak, d’Afghanistan, de la Corne de l'Afrique, de Palestine et des eaux du golfe. Ensuite,  les USA doivent s’offrir une alternative à la panne d’espérance de 40 millions d’êtres humains de son propre peuple, ces 40 millions d’américains marginalisés. Mais, il faut aussi que Washington comprennent, une fois pour toutes, que ses soldats, ses mercenaires et ses vassaux ne sont plus les bienvenus chez nous et qu’il est temps que l’Amérique retienne la leçon au moins cette fois-ci, sinon ils resteront, comme leurs amis Gaulois, les mauvais élèves du monde pour d’autres décennies encore.

 

 

Identiquement répressives, identiquement restrictives, envers les musulmans, il faut aussi qu’ils comprennent que le malheur des peuples du monde en voie de développement reste cet occident impérialiste, qui se croie invincible, du quel on peut s’en passer. Nous avons, nous aussi, des idées, des compétences et de l’argent. Et contrairement à ce que vous véhiculez ! C’est vous qui avez besoin de nous, pas le contraire.

Par Ali SAMI - Publié dans : intelligencia
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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 15:53

La tragédie arabe

Les archaïsmes qui nourrissaient la régression arabo-musulmane se mesurent aisément à l'aune du désert culturel et du totalitarisme. Or, le patrimoine intellectuel arabo-musulman renferme quatre millions de manuscrits. Devant un tel monument, d'autres civilisations font pâle figure : les manuscrits grecs sont de soixante mille et les latins de quarante mille. Faute de chercheurs en nombre suffisant, ce patrimoine n'est toujours pas exploité. Outre qu'ils se désintéressent de leur patrimoine bibliographique, les Arabes éditent très peu : avec 05% de la population mondiale, ils ne publient que 01% de livres. La décadence ne s'arrêtant pas là, elle est alimentée par un repli sur soi.
Après des records de longévité au pouvoir, les régimes arabes enregistrent un autre record peu enviable et bien triste : la censure. Aujourd'hui, un best-seller arabe ne dépasse pas les 5.000 exemplaires. Les Arabes, pour les plus riches d'entre eux, s'adonnait à d'autres plaisirs que la lecture. Les plus pauvres, faute d’argent, n'ont pas les moyens de se cultiver, car ils passent la plus grande partie de leur temps à chercher de quoi vivre une vie descente.
D'ailleurs, en ont-ils besoin de se cultiver et pourquoi faire ? L'éveil qui peut en résulter comme menace à l'arbitraire des régimes permettant de redorer le blason d’une civilisation ancestrale donne l'image exécrable de la pauvreté sociale et culturelle de la population arabe sous le règne de la tyrannie des régimes d’une part et du lavage de cerveau soigneusement orchestré par l’Occident d’autre part.
L'anti-intellectualisme des régimes arabes est illustré par une première équation statistique des plus élémentaires : ils publient 01% des livres mais consomment 30% de la totalité des achats mondiaux d'armements. Pire, pour les achats de chars et d'artillerie, ils dépensent par tête d'habitant plus que l'ensemble des 30 pays d'Europe membres des anciens pactes de l'Otan et de Varsovie. Pourquoi faire ? Pour mener des guerres ? Ils ne savent que se faire la guerre. Et l'hémorragie ne s'arrête pas là. Après une première guerre faite à l’Iran par procuration (première guerre du Golfe), la seconde guerre du Golfe (contre l'Irak, consécutive à l’occupation du Koweït 1990-1991) a coûté 670 milliards aux pays arabes, tandis que l'invasion américaine de 2003 se soldait par des pertes de mille milliards de dollars au PIB. En quoi tous les conflits fratricides ont servi des intérêts arabes !?
Ainsi, les régimes arabes ne lésinent pas sur les dépenses lorsqu'il s'agit de se faire la guerre entre eux, plus souvent par procuration, ou pour réprimer les groupes porteurs de programmes alternatifs à leur défaite, allant jusqu'à sous-traiter la torture pour passer à la question des citoyens, dont leurs droits constitutionnelles sont bafoués, peu bavards ou inintelligibles pour les organisations terroristes «CIA et FBI».
Et la violence institutionnalisée n'est que la face cachée d'autres réalités plus tristes. L’Occident soutient corps et âme la colonisation de la Phalestine après avoir soutenu et préparer la croisade menée par les terroristes du Stern et de la Haganah appuyée par la Grande-Bretagne, premier responsable historique d’une injustice qui a causé à plusieurs centaines de milliers d’Arabes la perte de leurs maisons, leurs terres, leurs familles et/ou leurs vies. Des villes nettoyées, des villages rasés, des terres spoliées, terrorisant la population, les terroristes juifs du Stern et de la Haganah ont volés un pays à ses propriétaires. Pis, le 21 août 1969 c’est la mise à feu du Dôme de la Mosquée Al Aqsa, un des trois Haut Lieu Saint de l'Islam.
En sous-traitant son déploiement par le biais d’autocraties vieillissantes, Washington s'assure par la même occasion de l'avènement de la vision la plus pauvre qu'ait jamais connue l'histoire de l'Islam. Le choix de l’Irak comme porte-drapeau du rêve américain dans la région, transformé en bain de sang, reste la meilleure preuve de la perversité abominable des administrations américaines, ce qui n’amoindrie pas la responsabilité de leurs alliés.
Quant au “The Quincy Agreement”, du nom du croiseur américain Quincy sur lequel a été signé en février 1943 l'accord entre le président Franklin Roosevelt et le roi Abdelaziz Al Saoud (accord aux termes duquel les États-Unis d’Amérique assurent leur protection inconditionnelle à l'Arabie Saoudite, considérée comme relevant des “intérêts vitaux des États-Unis d’Amérique”, en contrepartie d'un ravitaillement énergétique américain à prix compétitif), il est caduc et non avenue.
“The Quincy Agreement” ayant assuré les approvisionnements énergétiques des États-Unis d’Amérique à un très bas prix durant fort longtemps, plongeant ainsi le reste des pays producteurs dans des situations économiques très difficiles, il leur restait à développer une sorte d'accoutumance à leurs propres valeurs ou, faute d'y mouler leurs vassaux, de les dompter au moyen de ce que la terminologie militaire appelle “le tir de saturation tous azimuts”.
Longtemps avant l’invasion de l’Irak, les États-Unis d’Amérique avaient entrepris de domestiquer l’opinion arabe en vue de la rallier à sa cause, plus précisément de la faire bénéficier des bienfaits de l’«American way of life», en vue de l’impliquer dans son grand marché de consommation.
Les dix sept millions de tracts lancés sur l’Irak avant son invasion par l’armée américaine, en mars 2003, de même que les «commandos-solos», les trois nouveaux mousquetaires de la «Pax americana» (Radio Sawa, la chaîne tv Al-Hurra et la revue Hy), les rançons promises pour encourager la délation et la collaboration ne sont que les multiples et récentes facettes d’une même politique. En d’autres lieux, les États-Unis d’Amérique payaient 5.000 dollars en contrepartie de chaque étranger capturé sur le territoire afghan, après son invasion. Et qui se sont retrouvés après leurs captures, la plupart du temps par des bandits, au bagne de Guantanamo ; dans ce qui deviendra une violation des plus criante des droits de l’Homme.
La stratégie médiatique mise au point durant la Deuxième Guerre Mondiale (1939-1944) sur le plan de l’information -«le principe de la Liberté de l’information et de libre accès aux ressources»- n’est en fait qu’une variante de la stratégie militaire américaine formulée dès 1942 par l’Amiral Harrisson avec sa «théorie des anneaux maritimes», la version «soft» d’une diplomatie «hard». Matérialisée par une carte géostratégique, «la Carte Harrisson», elle traduit les intentions des États-Unis d’Amérique de prendre en tenaille la totalité du monde euro-asiatique en articulant la présence américaine selon un axe reposant sur trois positions charnières - le Détroit de Behring, le Détroit de Hormuz et le Détroit de Jabal Tarik - dans une stratégie visant à provoquer une marginalisation totale de l’Afrique et le contrôle de la voix des pétroliers et du commerce mondial. Elle vise aussi à confiner, dans un cordon de sécurité, un périmètre insalubre constitué de Moscou, Islamabad, Delhi, Pékin, contenant ainsi la moitié de l’humanité (trois milliards de personnes), la plus forte densité humaine et la plus forte concentration de production de drogue de la planète, autant qu’abri de plusieurs tyrannies dont des ex républiques soviétiques.
L’intérêt porté très tôt pour le Monde arabe ne relève donc pas uniquement du zèle humanitaire ou de l’exotisme tropical. Il répond avant tout à des considérations de haute stratégie car au delà du pétrole, deux des anneaux maritimes assurant la jonction des voies transocéaniques (le Détroit de Jabal Tarik, la jonction Océan Atlantique – Mer Méditerranée, et, le Détroit de Hormuz, la jonction Golfe arabe – Golfe d’Oman – Mer d’Arabie – Océan Indien), se situent dans l’espace arabe. Dans le même contexte, on peut ajouter le canal de Suez pour le quel une guerre abjecte a été mené à l’Égypte de Nasser par une coalition Siono-Franco-britannique en 1956, guerre de Suez.
Mais aussi, le détroit de Bab al-Mandeb, la jonction Mer Rouge – Golfe d’Aden – Océan Indien, hautement surveillée par une base française se trouvant à Jibouti. A ce titre, Jibouti a directement bénéficié de l’ouverture du canal de Suez et sert, aujourd’hui encore, d’aire de stockage pour les gros navires ne pouvant franchir le canal. En 2003, une force américaine de plus de 1.500 soldats vient s’installer à Jibouti, s’ajoutant aux 2.800 hommes des Forces françaises de DJibouti (FFDJ). La stratégie maritime américaine visant à contrôler tous les détroits et canaux maritimes du monde a conduit les États-Unis d’Amérique à commanditer un coup d’Etat au Panama et son invasion par la suite, sous de faux prétextes. Le Monde arabe, l’Iran et la Turquie se trouvent dans une zone hautement stratégique et même névralgique puisque ils contrôlent en partie ou en totalité six détroits et un canal, d’où la volonté occidentale de les domestiquer, sous n’importe quel prétexte.
Psychologique autant que sémantique, la bataille médiatique, quant à elle, est essentiellement au départ une guerre des ondes. Elle devient par la suite une guerre d’images et de sons et vise à soumettre l’auditeur récepteur à la propre dialectique de l’émetteur (en l’occurrence la puissance émettrice) en lui imposant son propre vocabulaire, et, au delà, sa propre conception du monde. Si la diffusion hertzienne est la moins polluante des armes sur le plan de l’écologie, elle est, en revanche, la plus corrosive sur le plan de l’esprit. Son effet se fait sentir sur le long terme. Le phénomène d’interférence opère un lent conditionnement pour finir par subvertir et façonner le mode de vie et l’imaginaire créatif de la collectivité humaine ciblée. Nulle trace d’un dégât immédiat ou d’un dommage collatéral. Point besoin d’une frappe chirurgicale ou d’un choc frontal.
Dans la guerre des ondes, règne le domaine de l’imperceptible, de l’insidieux, du captieux et du subliminal. Qui se souvient encore de «Tal Ar-Rabih» (La colline du printemps) ? Un demi-siècle d’émissions radiophoniques successives et répétitives a dissipé ce nom mélodieux, synonyme de douceur de vivre, pour lui substituer dans la mémoire collective une réalité nouvelle. “Tal Ar-Rabih” est désormais mondialement connu, y compris au sein des nouvelles générations arabes, par sa nouvelle désignation hébraïque : Tel-Aviv, la grande métropole sioniste en Phalestine sous colonisation. Le travail de sape est permanent et le combat asymétrique.
Se superposant aux émissions profanes qui se présentent parfois comme les sous-traitants d’une politique de puissance de leurs pays d’origine, les radios religieuses occidentales ont essaimé le long des rives de la Méditerranée, au fil des ans, au gré des rebondissements de conflits régionaux et des ardeurs belliqueuses de pacifiques commanditaires, dans une totale discrétion qui ne masque pas pour autant l’assourdissante présence radiophonique puis télévisuelle occidentale. A en juger par la progression de l’Islam dans le monde, cette sursaturation hertzienne ne paraît nullement justifiée par ses résultats. Elle plonge de ce fait bon nombre d’observateurs dans un abîme de perplexité.
Sauf à vouloir y déceler la marque d’une stratégie à long terme [misant sur une lente imprégnation d’une zone à fort flux migratoire (un bassin de 46.000 km de côtes longeant la vingtaine de pays méditerranéen : Espagne, France, Italie, Slovénie, Croatie, Bosnie, Monténégro, Albanie, Grèce, Turquie, Syrie, Liban, Phalestine, Égypte, Libye, Tunisie, Algérie, Maroc, Malte, Chypre du nord, Chypre du sud)], le ciblage des minorités ethnico-religieuses d’une zone en proie à des forces centrifuges relève à tout le moins de la gageure. A moins qu’il ne s’agisse d’une cécité politique puisant son origine dans un néo-intégrisme occidental ou plus simplement dans une redoutable méconnaissance de la contexture régionale. La propagation par la voie des ondes des valeurs spirituelles de l’Occident face à la rive musulmane de la Méditerranée, ainsi que sa vision sordide du conflit arabo-sioniste, l’a plongée volontairement dans des agitations fratricides à caractère religieux et/ou ethnique.
L’acharnement de ces prédicateurs d’un type nouveau s’apparente, par moments, à une machiavélique provocation, à moins qu’il ne s’agisse d’un pré-positionnement de ces «moines-soldats» acquis à la théorie prospective de Samuel Huntington sur le «Clash des civilisations» des sphères géo-religieuses que nous réserve le XXIème siècle et dont l’auteur considère l’Islam comme «l’ennemi potentiel de l’Occident». Paradoxalement et soigneusement occulté des débats, ce débordement cacophonique ne fait l’objet d’aucune publicité, ni non plus de la moindre interrogation sur ses fondements. À cet effet, la même théorie s’est développée au sein de l’Otan au moment de la ruine du pôle soviétique, lorsque Margaret Thatcher (Premier Ministre de la Grande-Bretagne en cette date) avait annoncé que dorénavant c’est l’islam qu’il faut combattre après la défaite du communisme. La même théorie, aussi, s’est développée, au même moment, au sein du partie républicain par des idéologues néo-conservateurs assoiffé de pouvoir et de sang (c’est le clan de Dick Cheney : Donald Rumsfeld, Paul Wolfowitz, Condoleeza Rice, John Bolton, etc.) ; c’est le rapport wolfowitz. Mais ce que madame Thatcher et les néo-conservateurs ignoraient, c’est que l’islam est religion des prophètes, et que l’islam est adopté par un milliard et demi d’adepte à travers le monde, et que l’islam a produit une civilisation de plus de quatorze siècles qui passe par des moments difficiles certes, mais éphémères. Mais le plus importants de tous est que l’islam a un Dieu qui le protège, le seul et l’unique Dieu. C’est une religion qui ne s’éteindra jamais, quoi qu’il arrive.
Conséquence du conflit arabo-sioniste et les invasions faites au monde arabo-musulman, l’effondrement des structures familiales et la recomposition des alliances claniques donnent lieu à une prolifération de groupuscules se proposant de développer des solidarités parallèles en marge des réseaux habituels. A la faveur de l’aspersion continuelle des Méga-radio religieuses occidentales, le prosélytisme connaît un regain de vigueur au Liban, en Phalestine, en Irak ou en Afghanistan et dans les pays du Maghreb, en Algérie et au Maroc. Les chapelles relevant du protestantisme militant tout comme les “Témoins de Jéhovah” se montrent forts actifs au sein des couches paupérisées des fractions chrétiennes et des musulmans désireux de modifier leurs conditions de vie postcoloniales. Un engouement qui s’explique par l’illusion d’un débouché ou encore par l’indéniable attrait qu’offre, en cas de conversion, la possibilité d’un recyclage en Occident, plus particulièrement aux États-Unis d’Amérique ou au Canada. Ainsi la multiplication de zélés propagateurs de la Foi, tel le groupe des “Missionnaires de l’Évangile” se veut propagandiste.
Les États-Unis d’Amérique, autant que l’Europe, auront constamment cherché à rendre leurs ennemis inaudibles, au besoin en les discréditant avec de puissants relais locaux ou internationaux, tout en amplifiant leur offensive médiatique. Les auditeurs sont noyés sous un flot d’informations, de désinformation et de surinformation qui mène à une perte de repères dont le but est d’en faire de parfaits «analphabètes secondaires». Non des illettrés ou des incultes, mais des êtres étymologiquement en processus de «désorientation», psychologiquement conditionnés et réorientés dans le sens souhaité.
Pur produit de la phase d’industrialisation, de l’hégémonie culturelle du Nord sur le Sud, de l’imposition culturelle comme un préalable à l’envahissement et à l’enrichissement des marchés, l’analphabète secondaire n’est pas à plaindre, car il est victime d’une machine lourde et pesante. Bien qu’en arme à double tranchant, elle lui permette de fuguer un quotidien monotone et cyclique, à défaut d’être malheureux, et de voyager ainsi dans le temps et l’espace, le temps d’une émission divertissante. Mais en revers de la médaille, la perte de mémoire dont il est affligé ne le fait point souffrir. Son manque d’obstination lui rend les choses faciles. Il apprécie de ne pouvoir jamais se concentrer et tient pour avantages son ignorance et son incompréhension de tout ce qui lui arrive et l’entour.
Entre le prosélytisme et la prédication libérale, la convergence est manifeste et les intérêts concordants. La lutte pour la spiritualisation du monde lancée dès la fin de la Deuxième Guerre Mondiale (1939-1945) par les Américains rejoint ainsi les préoccupations des groupes de pression aussi bien les multinationales financières que les «Fondations Philanthropiques» américaines, souvent des bras financiers de la CIA, que les conglomérats religieux et les entreprises sectaires. Tous conjuguent leurs efforts pour chercher à imposer les valeurs américaines à travers la mondialisation par une anticipation hardie de la société des loisirs. Par une inversion radicale du schéma économique, la loi de l’offre et de la demande se décline désormais selon un mode radicalement différent. La fabrication du désir de consommation détermine désormais l’activité d’une entreprise. En d’autres termes, ce n’est plus le consommateur qui commande le rythme de la production mais le producteur qui orchestre désormais le désir de consommation. Le contrôle de l’appareil de production parait compter désormais moins que la maîtrise de la demande de consommation. Le citoyen actif cède ainsi le pas au consommateur passif, l’aventurier de l’esprit au télé phage, le journaliste à l’animateur de divertissement, le patron de presse au capitaliste entraînant du coup le glissement du journalisme vers le règne de l’«infotainement» néologisme provenant de la contraction de l’information et de l’entertainement (terme américain de divertissement).
La mondialisation des flux d’information permet ainsi la mise sous perfusion éditoriale d’un organe de presse et par voie de conséquence la sédentarisation professionnelle de l’information, stade ultime de l’analphabétisme secondaire.
Toutefois ce viol du monde par la publicité et la propagande par la profusion des sons et des images, dans le paysage urbain, sur les écrans, dans la presse, au sein même des foyers, se heurte à des résistances éparses mais fermes. De même que le monopole du savoir par la technocratie est battu en brèche, sur le plan international, par des contrepouvoirs notamment les acteurs paraétatiques, démultipliant les sources d’information non contrôlées, de même l’informatique développe au niveau de l’information une sphère d’autonomie contestataire à l’ordre mondial américain ou européen.
Chaque percée technologique s’est accompagnée d’une parade. A la cassette, a succédé le fax, les sites Internet et enfin le blog, journal électronique en ligne, dont le développement s’est accéléré depuis l’invasion de l’Irak et la dernière campagne présidentielle de George Bush Jr. (2004), des parades qui ont retenti comme la marque d’une revanche de l’esprit contestataire et de la sphère de la liberté individuelle, en réaction au matraquage et à la propagande capitalistique des médias.



Quelque soit la force d’attraction de l’Amérique, ou de l’Europe par ces temps, sa force de persuasion, la puissance de feu du corps expéditionnaire américain au Moyen-Orient et la puissance de sa force de frappe médiatique dans l’ensemble arabe, le meilleur antidote à l’homogénéisation des esprits et du Monde réside toutefois dans les entorses aux valeurs fondatrices de la Démocratie : L’assassinat des journalistes (deux collaborateurs d’Aljazeera assassinés, l’un en Afghanistan, Rachid Walid en 2001, l’autre en Irak, Tareq Ayyoub en 2003, un troisième en captivité au bagne de Guantanamo le photographe Sammy Al-Hajj et le quatrième en détention prolongée en Espagne, Tayssir Allouni ; au point que le projet de bombardement de la chaîne par les États-Unis d’Amérique est accueilli sans protestation majeure de l’opinion internationale. Expulsée d’Irak au prétexte de favoriser la violence, sans pour autant que la violence ait diminué en intensité après son expulsion de ce pays), des tortures de Guantanamo et de la prison irakienne d’Abou Ghrib, au pillage du Musée National de Bagdad, aux mensonges sur les armes de destruction massive, au blocus de la bande de Ghazza, à l’embargo qui frappe l’économie iranienne, à l’espionnage du siège des Nations Unies, au prisons secrètes d’Europe et à la délocalisation de la torture.
Un nouveau monde présuppose une conjonction d’apports, non une amputation de la matrice identitaire de base. Constatant de telles atteintes aux droits de l’Homme, le rêve américain tourne au cauchemar planétaire.

 

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Mercredi 25 avril 2007 3 25 /04 /Avr /2007 11:19

Palestiniens expulsés en 1948

1948, AL NAKBA,

"LA CATASTROPHE"

 

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Mardi 24 avril 2007 2 24 /04 /Avr /2007 19:51

Démocratie, vous dites !

 

«La parfaite valeur est de faire sans témoin ce qu’on serait capable de faire devant tout le monde.» La Rochefoucauld

 

Démocratie (du grec dêmokratia, dêmos, « peuple » ; kratein, « gouverner »), système politique dans lequel la souveraineté procède de l’ensemble des citoyens. La démocratie, dont le principe fondateur « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple » se retrouve par exemple dans la Constitution. À la fois conçue comme une valeur, constitutive d’un objectif à atteindre (la liberté pour tous réalisée dans l’organisation collective selon la constitution), et comme une technique de gouvernement, la démocratie s’est incarnée dans de nombreux modèles et selon des formes différentes. Mais, elle se résume la plupart du temps comme un régime politique fondé sur la souveraineté des citoyens élisant librement leurs représentants.

A y regarder de près, la vie politique algérienne, telle qu’elle est perçue de manière contradictoire par les médias publics et la presse privée, tourne sur les même hommes, les femmes en moins, les mêmes appareils vieillis avec comme liant fondamental un conservatisme en acier trempé. Tous les mécanismes du parti unique sont reproduits et adaptés selon la technique du kit à une foule de partis, d’organisations et d’associations qui prennent dans leurs rets même les équipes sportives transformées en mini-partis ou en comités de soutien. Les îlots d’opposition, à peine tolérés et exclus, comme sous le parti unique, des médias financés par l’ensemble des salariés algériens, essayent vaille que vaille de maintenir en vie juste l’idée basique que tous les citoyens ne pensent pas tous la même chose et qu’ils ne sont pas obligés selon la Constitution de le faire. Mais tu peux chanter canari !

Pour les médias publics, dans le mépris absolu du cahier des charges, de la Constitution, de l’éthique professionnelle la plus élémentaire, tout va très bien. Et comme c’est le cas, pourquoi diable montrer ou faire parler ceux qui auraient l’idée absurde de dire le contraire ? Il y a de fait une démocratie d’apparence, évanescente, anémiée, donc en voie d’extinction. Il s’agit d’un corps malade, dangereusement infecté et à qui tout traitement est refusé, farouchement interdit. La responsabilité pour non-assistance à démocratie en danger sera lourde à assumer sur le moyen terme, d’un point de vue de l’histoire, devant les Algériens et les générations qui vont ouvrir les yeux sur un seul discours dominant qui leur ferait croire que l’Algérie est uniforme alors qu’ils regardent à la télévision des pays où les différences, les divergences, les alternances et les libertés existent. Les medias irriguent dans une démocratie la vie politique, l’activité syndicale, les pratiques culturelles, les cultes religieux, la liberté vestimentaire et alimentaire, etc.

Charles Taylor disait que «la démocratie est une politique de la reconnaissance de l’autre». Le déni et l’arbitraire font l’énorme différence entre les nations qui entretiennent leur démocratie en lui donnant régulièrement les vitamines nécessaires à son développement et les pays dirigés par des régimes, des castes, des familles ou des clans autoritaires, fermés à la critique, où les médias infantilisent par l’exercice de la désinformation, de la propagande et/ou du culte de la personnalité.

Tous ceux qui ont une once d’autorité conférée par la cooptation ou la nomination maîtrisent et comprennent le cantique des cantiques, les subtilités de la théologie sans oser mettre à disposition des cours d’éducation sexuelle dès le plus jeune âge avant que des adolescents n’apprennent la perversité à la rue, à la télé ou sur un site internet. Ils discutent devant les universitaires sur les mérites comparés de la prévention, des bienfaits de tel médicament sans jamais oser planifier des campagnes toute l’année sur le sida et la nécessité absolue de mettre à la disposition des populations des préservatifs en quantité, en expliquant, dès le bas âge, dans toutes les concentrations d’Algériens la protection fournie par le préservatif, des médias lourds au associations. C’est ce qui se fait dans une démocratie soucieuse de la santé publique et du coût en vies humaines et au plan financier causé par le sida et d’autres MST, sans citer la perversité des mœurs. La mise à disposition de moyens de prévention de maladies transmissibles n’est pas un appel au libertinage, surtout si elle est accompagner de cours sur l’éducation sexuelle sous les préceptes de l’islam, vue que la constitution algérienne l’a place en religion d’état. Mais aussi, encourager le mariage et le faciliter par des crédits longs termes par exemple. Le bien-être du citoyen ne se limite pas à ne pas avoir soif ou faim.

En Algérie, il y aurait tellement d’études à faire sur l’acharnement systématique, la roublardise, l’art de courtiser les hiérarchies, l’une après l’autre, sur toutes les ruses élaborées pour disqualifier la politique, les élus et les hommes politiques, les opposants, les têtes qui osent dépasser pour ramener toutes et tous, comme du bétail, vers l’unique mangeoire, vers des alliances consanguines, les ghettos qui formatent jusqu’à la manière de prendre une boisson, d’aller à un enterrement surtout s’il y a des caméras et d’apprendre le sourire et le geste obséquieux qui doivent accompagner le toujours «oui m’siou», comme au temps de l’indigénat.

L’organisation de la vie sociale est tellement régentée par les rituels officiels qu’aucune expérience n’est capitalisée pour avancer avec des solutions. Avec la décennie rouge qui a vu les rangs de la pensée, de la création, de la science se faire décimer, à défaut exiler, suite à un abject coup d’état et l’annulation des élections de décembre 1991 et tous ce qui a suivi comme drames, l’âge et la maladie font le reste. A chaque fois qu’un grand artiste, un créateur qui a fait rire ou rêver des générations décède, c’est la curée. Tous les officiels rivalisent de communiqués qui ne leur coûtent rien dans la presse, pour dire tout le talent et les mérites du défunt. Et que devient sa famille, une fois les caméras rentrées ?

Lorsqu’un grand nom de la culture est gravement malade et que la presse privée attire l’attention, un ministre ou le chef de l’Etat en personne interviennent pour un transfert à l’étranger, alors que l’Algérie dispose d’un réservoir énormes en médecins en grande partie exilés suite au mépris de leurs talents et pour s’épanouir professionnellement et surtout scientifiquement ; les autres médecins crèvent ici à petit feu dans l’indifférence totale. Certes, de tels gestes humanistes, généreux ne coûtent rien à n’importe quel responsable, la sécurité sociale se débrouille. Cependant la solution définitive, rationnelle existe de par le monde. Les ministères concernés en Algérie par les conditions de travail des artistes qui sont par définition des intermittents n’ont qu’à analyser les expériences d’autres pays. Par la suite, il leur suffit d’élaborer non pas un statut, car les artistes ne sont pas des fonctionnaires et ne cotisent pas comme ces derniers, mais inventer les mécanismes de financement d’une caisse spécifique. A celle-ci les artistes au moment où ils touchent de l’argent cotisent bien sûr avec des compléments à rechercher. Et c’est cette caisse de sécurité sociale spéciale qui évitera la perte de dignité, une publicité morbide, la perte de temps, etc.

Mais pour ça, entre autres, il faut une démocratie vigoureuse dans laquelle personne n’aura à écrire au Président pour un terrain détourné, une maladie, un logement ou une fuite de gaz. Une démocratie qui a des idées, surtout si l’argent et les compétences ne font pas défaut. Mais tu peux chanter canari sur les terres des corbeaux.

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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 19:31

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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 19:29

C'est l'histoire d'un vieillard de 90 ans qui vivait seul en Irak dans la banlieue de Bagdad, voulait planter des pommes de terre dans son jardin. Mais, c'était un travail très pénible pour un homme de son âge, car il lui fallait au préalable retourner toute la terre durcie par le soleil.
Ahmed, son fils unique qui, habituellement, l'aidait pour cette tâche, était en prison à Guantanamo, car l'armée U.S. le suspectait d'être un membre important du parti Baath.
Le vieil homme décide alors d'écrire une lettre à son fils dans laquelle il y décrit sa situation difficile:
"
Cher Ahmed, Je me sens très malheureux, parce qu'il me semble bien que cette année, je ne serai pas capable de planter mes patates. Je suis trop vieux pour pouvoir creuser et retourner la terre du carré de jardin. Si tu étais ici, tous mes problèmes seraient résolus. Je sais que tu creuserais et retournerais la terre du carré pour moi.
                                                           Affectueusement, Papa"

Quelques jours plus tard, le vieillard reçoit une lettre de son fils:
"
Cher Papa, Pour l'amour du ciel, Papa, ne creuse pas dans le jardin, c'est là que j'ai enterré le stock de Kalachnikovs et de lance-roquettes.

                                                               Affection, Ahmed"

04 heures, le matin suivant, un camion rempli de membres des Forces Spéciales débarque chez le grand-père et les militaires se mettent à creuser tout le carré du jardin sans finalement trouver aucune arme.
Dépités, ils s'excusent auprès du vieillard et quittent les lieux.
Le même jour, le vieil homme reçoit une nouvelle lettre de son fils :
"
Cher Papa, Vas-y, maintenant, tu peux planter tes patates. C'est le mieux que je pouvais faire dans les circonstances.

                                                              Affection, Ahmed"

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Lundi 12 mars 2007 1 12 /03 /Mars /2007 19:21

Dans un avion américain, le commandant de bord dit à ses passagers :

- C'est votre commandant qui vous parle. Nous perdons de l'altitude et nous n'avons pas assez de kérosène pour atteindre notre destination. Donc, nous allons larguer hors de l'avion tous les bagages.

L'avion regagne de l'altitude. Une demi-heure plus tard, l'avion reperd de l'altitude et la voix du commandant se fait encore une fois entendre dans les hauts parleurs :

- C'est votre commandant qui vous parle. Nous perdons encore de l'altitude et nous ne pourrons pas atteindre notre destination sans jeter quelques passagers hors de l'avion. C'est une mauvaise solution, mais nous allons le faire d'une manière honnête et démocratique. Nous allons utiliser l'alphabet... Commençons par la lettre A :

- Y a-t-il des Africains ? Personne ne répondit. 

- Y a-t-il des Blacks ? Toujours pas de réponse.

- Y a-t-il des gens de Couleur ?

Toujours pas de réponse. Mais, à l'arrière de l'avion, un petit garçon demande à son père :

- Papa, tu m'as toujours dit qu'il fallait être honnête. Nous sommes d'Afrique, nous sommes Black et donc des gens de Couleur.

- Oui, mon fils. C'est vrai. Mais, aujourd'hui, nous sommes des Nègres.

Par Ali SAMI - Publié dans : intelligencia
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